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Eric NEPPER
Viville
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Vas-y Eric raconte... (Interviewé par Pascal Pierre)
Motivation…
Un peu comme toi, qui comme Obélix, est tombé dedans tout petit. J'ai
toujours été au contact de l'eau, et toujours recherché cette dernière. Pour
moi, il est hors de question, de partir en vacances où il n' y a pas d'eau. Mes
grands-parents avaient une maison au bord de la Semois, où j'ai passé la
plupart de mes vacances. Observant la vie aquatique pendant de longues heures,
me posant mille et une questions, imaginant tous ces décors magiques que l'on
pouvait trouver sous l'eau. Malheureusement, comme beaucoup de gamins, j'ai
aussi prélevé une multitude de poissons et de batraciens . Toutes ces petites
vies arrêtées dans un bocal ou dans une bassine. Dès ma plus tendre enfance,
j'ai toujours voulu recréer des biotopes miniatures.
Quand commences-tu réellement l'aquariophilie ?
En 1993, lors de l'entrée dans notre nouvelle maison à Viville. Mais j'en
rêve depuis longtemps. Car lorsque la construction de la maison est décidée,
je sais que j'aurai enfin mon premier aquarium. Je dessine les plans en sachant
exactement où se trouveront LES aquariums et l'étang. J'ai d'ailleurs quelques
difficultés à faire comprendre à ma femme … de l'époque… que les beaux
emplacements sur le plan, ne sont pas réservés à de beaux meubles (trop chers
et tellement inutiles). A partir de ce moment, je me plonge dans la lecture de
tout ce qui se rapporte à l'aquariophilie (très bonne démarche). Je visite la
plupart des commerces, je rencontre une multitude de personnes ayant déjà la
chance de posséder un ou des aquariums.
  D'où
ton arrivée au club.
Oui, c'est à cette époque que je m'inscris à l' Aqua Club d'Arlon. Je
veux tout savoir avant (croyant naïvement que cela est possible)… de manière
à éviter les problèmes et ne pas voir mon rêve d'enfant devenir un cauchemar
dû à un caprice d'adulte. Je n'ai jamais vu un aquarium comme une espèce de
meuble où l'on met des poissons. Mais bien comme une petite partie de nature
où les conditions de maintenance sont les plus proches possible du milieu
naturel. Il est souvent dit que lorsque l'on fait rentrer un animal dans sa vie,
quel qu'il soit, nous devons être là pour lui, et non pas lui pour nous. Je
vais complètement dans ce sens, ou du moins je fais tout mon possible.
  Et
ce premier bac…
Il y a 8 ans, enfin…mon premier aquarium (170/50/60), un 400 L réel, filtre
bio intégré. Lors de son installation, après avoir fait le décor (plantes,
schistes et racine), malgré toutes mes lectures, j'ai dû faire appel à
l'équipe (Pascal, Philippe, François et les autres), peur de mal faire…Alors,
qu'il suffisait d'installer une pompe (1200L/H) dans son compartiment, un
chauffage (150 W) dans un autre, les masses filtrantes (Perlon) dans le
compartiment restant, et enfin de brancher l'éclairage…rien de bien sorcier.
Au bout d'un mois, un de mes plus beaux souvenirs….l'achat de mes premiers
poissons : Corydoras Aneus (pas du sauvage…Philippe…), Barbus
Nigrofasciatus, Barbus Schuberti, Barbus Tetrazona, Barbus Titteya, Barbus
Conchonius, Brachydanio rerio. Mon premier bac, un de mes plus beaux … j'y
reviendrai très certainement! Le poisson qui m'a le plus marqué ? Certainement
le Corydoras par son comportement amusant et sa forme peu ordinaire. Il vaut la
peine d'être maintenu en bac spécifique et ne doit pas être considéré comme
un simple poisson de fond " nettoyeur ".
 Comment
a-t-il évolué ?
Il y a eu un passage par les Platys, Guppys … mais d'une longévité
minime. Ensuite quelques cichlidés nains du style Nanacara … au succès
mitigé. Un beau couple reproducteur de Sajica qui passait l' été à
l'extérieur. Maintenant je possède un osmoseur et ce bac est de type amazonien
: Ramirezi, Cardinalis, " Nez rouge ", Corydoras, Ancistrus et
Scalaires sauvages.
  Rapidement
d'autres bacs sont arrivés…
Deux ans plus tard, sous l'influence des cichlidophiles du club, nous
collons un bac de 400 L réservé au lac Malawi. Puis j'ai collé un petit bac
pour y mettre des conchylicoles. A force de voir des caves aménagées en
fish-room chez les copains, j'agrandis mon installation. Vu qu'à cette époque
je n'ai plus besoin de congélateur, séchoir, machine à laver et autres…
j'investis la buanderie. Des petits bacs sont installés sur des étagères. Il
sont réservés, entre autre, à des couples d'Apistos , de " coquilleurs
" ou des Julidochromis. D'autres plus grands sont posés sur des blocs. Ils
contiennent des Aulonocaras ou des Lamprologus. L'objectif est la repro afin de
peupler le bac amazonien de la cuisine… et le nouveau bac Tanganiyka de 1200L
du bureau. Quel poids ! Il a fallu 8 personnes pour le mettre en place. Je ne
vous dis pas le stress pour le charger sur le camion de Christian et le rentrer
dans la maison!
  Ensuite
déménagement vers la cave !
Effectivement, après avoir accueilli femme et enfants, je dois rendre à la
buanderie sa fonction première. Je transforme donc une cave pour réinstaller
tous les aquariums. Avec l'idée de maintenir et si possible reproduire des
Corrydoras et des Discus. Je fais l'acquisition de quatre Discus " Rio
Madeira " sauvages chez Hustinx, mais pour l'instant pas encore de
reproduction.
Et la pièce d'eau…  
Lors de la construction de la maison, la pièce d'eau faisait aussi partie
des plans. J'ai d'ailleurs profité de la présence des machines de terrassement
pour creuser un trou de plus ou moins 55 M³. Elle tourne depuis 1993, avec des
fortunes diverses (trous dans la bâche, filtration défectueuse …inexistante,
eau verte foncée, aménagements, réaménagements, etc.…). Hormis cela, très
peu de poissons perdus (kois et poissons rouges). ..et même de la reproduction
(kois et poissons rouges). Il y a un an, j'ai décidé de refaire tout cela
beaucoup plus proprement, en évitant les mêmes erreurs. Je dispose maintenant
de deux pièces d'eau. L'une réservée exclusivement aux kois et l'autre aux
poissons rouges. Cette année a vu la naissance d'une quarantaine de beaux
petits Kois. Une nouvelle filtration a vu le jour, mais doit encore être
améliorée pour obtenir une eau claire et limpide …comme chez Pascal…
As-tu le souvenir d'une
expérience malheureuse ?
Hormis la perte de Tropheus sauvages, j'ai eu beaucoup de chance… malgré
des conditions de maintenance pas toujours respectées à une certaine époque.
Mais la perte d'un poisson reste toujours une expérience malheureuse!
Et une expérience heureuse.
C'est surtout voir mes poissons évoluer sainement dans leur bac qui me fait
profiter de l'aquariophilie. Actuellement, j'ai 23 aquariums occupés par des
poissons qui semblent être en pleine forme.
Pour finir, as-tu un conseil à donner à tous les débutants ?
Très souvent, le premier aquarium naît du désir d'avoir un beau meuble
bien coloré pour combler un espace vide de notre habitation. Mais n'oublions
pas que lorsque l'on parle d'aquariophilie, on parle d'animaux vivants !!!
Le fait d'aborder cette merveilleuse passion, doit faire appel à un respect
certain de la vie. Perdre un ou des poissons, ne représente pas la perte d'une
somme d'argent (souvent dérisoire), mais bien un échec. Cet échec peut être
lié à un choix de poisson malade, à de mauvaises conditions de maintenance,
à un manque d'expérience, au choix d'un mauvais commerce, etc.…
Je pense que avant tout achat d'un animal (quel qu'il soit !), il faut
se renseigner un maximum. Aujourd'hui, l'information est disponible partout :
livres, mensuels, Internet, Club; il serait stupide de ne pas en profiter et de
jouer avec ces petites vies dans son coin sans aucune expérience. Le fait de
rencontrer des personnes qui ont déjà une certaine expérience doit être un
passage obligé avant l'achat de son premier aquarium! Pour maintenir du poisson
en aquarium, l'adhésion à un club est le nec plus ultra, et devrait même
être obligatoire.
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